POURQUOI MES FRERES ET MOI ON EST PARTI ...

Texte:

Pourquoi mes fréres et moi on est parti…

Hédi Tillette de Clermont-Tonnerre

 

Mise en scène:

Hélène July

Enzo Verdet

 

Comédiens:

Bastien Bauve

Martin Houssais

Hélène July

Enzo Verdet

 

Régie son et lumière:

Arnaud Barré

 

Photos:

Compagnie A DIVINIS

Dali, Mo, Taco, et Nour sont quatre frères.
Chacun s’occupe comme il peut pour tuer le temps qui lui semble si pesant.
Mais tous n’ont qu’une obsession, c’est partir là-bas car demeurer ici serait accepter les compromis, les diplômes inutiles et les rêves impossibles. Leurs désirs restés inassouvis comme seul moyen de fuir leur présent. Leur histoire, leurs échecs, les mots d’une humanité vibrante au son de notre actualité.

Parler de ce désir de migration sans jugement, sans réponse absolue à ce fait d’actualité. Nous ne souhaitons pas placer ces jeunes géographiquement car cette envie de partir nous l’avons tous au fond de nous. Parler de ce désir de migration sans jugement, sans réponse absolue à ce fait d’actualité. Nous ne souhaitons pas placer ces jeunes géographiquement car cette envie de partir nous l’avons tous au fond de nous.  Quel jeune n’a jamais rêvé de quitter son pays, sa ville, son foyer en quête d’un avenir autre? Nous voulons rendre ce message universel. Ne pas seulement voir la migration comme une fuite, un exil face à la guerre, à la famine ou à la discrimination. Pour ce faire, nous mêlons à la pièce des interviews de jeunes migrants.

Ils nous racontent entre joie et larmes le départ de leur pays natal, leur voyage et leur arrivée dans un nouveau pays. En n’utilisant que des «ici» et des «là-bas», ils ne contextualisent pas spatialement leur périple, “ici” est partout “là-bas” est le monde. Le but n’est pas seulement de voir la migration comme un acte de désespoir mais aussi comme un fait normal et légitime.

La scenographie, trois panneaux : deux noirs et un mur, symboles de l’enfermement de ces quatre frères. Ce mur qui les empêche d’avancer, qui les empêche de voir, qui les empêche d’aller ailleurs est pourtant essentiel à leur vie puisqu’il représente également leur mère mourante : seul lien familial qui les tient encore ensemble.